L’objectif, à terme, est de faire du CINI un lieu international d’excellence scientifique, alliant rigueur et pérennisation de l’héritage de Nianguiry.
Nianguiry, notre intercesseur auprès des ethnopsychiatres dogon en 2002
Résumé
En 2002, nous avons décidé de mener une étude sur l’ethnopsychiatrie dogon. Nianguriry Kanté, sociologue de la santé, à l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP), par le truchement de son Département de Médecine Traditionnelle (DMT), nous a mis en contact avec le Centre de Recherche en Médecine Traditionnelle (CRMT) de Bandiagara. Créé, en novembre 1986, par les Gouvernements malien et italien, en vue d’initier un espace de dialogue et de collaboration entre les tradipraticiens et l’équipe médicale, ce centre est une réponse, à la conférence d’Alma Ata en 1978. Cette étude visait une meilleure compréhension de l’ethnopsychiatrie dogon. La méthode qualitative soutenue par le guide d’entretien administré par l’entretien semi-directif auprès de 17 personnes composées des malades mentaux, leurs parents, les ethnopsychiatres ainsi que les psychiatres et l’observation participante aux scènes de traitement ont permis de collecter les données. A la lumière de la socio-anthropologie du développement, il s’est avéré que les ethnopsychiatres recourent aux éléments culturels pour diagnostiquer les causes de la maladie mentale avant de déterminer sa typologie. La mobilisation symbolique de toutes les couches sociales et de ses composantes à travers les pratiques magico-religieuses permettaient de récupérer les psychopathes avec réserve.
Mots clefs : Nianguiry, ethnopsychiatrie, dogon, Centre de Recherche en Médecine Traditionnelle, maladie mentale